Délocalisation ^^

avril 13, 2007 par touki

Pour des raisons pratiques, j’installe le blog sur mon serveur perso :)

http://www.toukimedia.info/blog/

Yossi Lemel

avril 12, 2007 par touki

Voilà un photographe que je suis depuis quelques années, et qui me tient particulièrement à coeur.

De la poésie politique en photo, des images, des métaphores, des comparaisons, je n’avais encore jamais vu ça, voici son site.

Je vous donne un petit avant goût ^^ :

A vos claviers :

Critique du consensus moral socialiste …

avril 12, 2007 par touki

Il s’agit ici de retracer la critique la plus pertinente à l’égard du socialisme, à savoir la critique nietzschéenne de la morale chrétienne – puisque les socialistes n’ont fait que réécrire sur des tablettes profanes les 10 commandements -.

On peut admettre que la religion chrétienne se fonde essentiellement autour des valeurs d’égalité, de liberté et de culpabilité.

1) Egalité
D’ou vient l’égalité ? Pourquoi vouloir l’égalité – que ce soit par le biais de l’impôt progressif, ou de la révolution – ?

L’homme faible, à l’opposé de l’homme fort, ne parvient pas à trouver dans les évènements qui l’affectent ce qui augmente sa puissance d’être, le faible est limité et se limite – en s’imposant une morale ascétique (tout au moins, contraignante) -. Incapable de trouver de quelle façon la pauvreté ou la maladie participent à sa puissance – la pauvreté pourrait, par exemple, être perçue comme l’accroissement de son autonomie et favoriser l’individuation spirituelle de l’individu (plutôt que superficielle) -, incapable de s’affirmer, de crier sa différence, de s’individuer ; sa volonté destructrice préfère nier la différence d’autrui et plus particulièrement réduire à néant les volontés créatrices des forts (autrement dit : égaliser).

Comme la plupart des valeurs, l’égalité est issue d’un sentiment … L’égalité, c’est avant tout de la jalousie.

Ce n’est que trop de bonté messieurs les altruistes, humanistes, socialistes, que de nous ôter ce qui vous est donné, mais dont vous êtes incapables de profiter – plus simplement dit “si moi je peux pas, toi tu peux pas, hein !” -.

Où réside la justice ? En quoi serait-il juste d’amputer le meilleur courreur de façon à ce qu’il courre aussi lentement que le moins bon ?

2) Liberté
A présent, tentons de comprendre comment les faibles ont-ils réusit à imposer cette limitation ?

Grâce à la liberté ! “ma liberté s’arrête à celle d’autrui” – comme dirait l’autre, plus on est flagrand, moins on est flagrand – : une liberté qui s’arrête … une liberté qui contient en elle-même sa limitation, encore fallait-il y penser.

3) Culpabilité
Mais ceci n’est pas le plus grave, cette liberté est encore plus limitative qu’on ne peut l’imaginer. L’homme libre – limité par autrui – n’est plus innocent, il est libre de choisir, il devrait donc assumer ses choix. Liberté serait synonyme de responsabilité, cette liberté responsabilise l’homme, l’empêche d’agir, lui interdit d’oublier et le culpabilise en lui façonnant une mauvaise conscience.

Comment un homme désigné coupable dès sa naissance pourrait-il approcher l’illimité ?

4) Conclusion
A cette définition de l’anti-liberté, je préfererai largement la définition que nous offre Camus à travers Caligula qui s’écrie : “la liberté s’exerce forcément aux dépens des autres”. Voilà une liberté sans limite, une liberté irresponsable, une liberté qui élargit l’éventail des possibilités de l’individu, en le déresponsabilisant, elle multiplie les expériences qui lui sont permis de vivre.

Puisque tout est absurde, vivons tout, à l’écoute de notre désir.

Merci messieurs les socialistes, l’égalité (la jalousie), la liberté (la culpabilité), très peu pour moi.

Au revoir.

Le choix d’une société du choix, clé d’un monde cynique …

avril 11, 2007 par touki

1) Pourquoi ?
Conscient de l’impossibilité de déconstruire la société en un monde cynique – où la liberté s’exerce aux dépens des autres, où les forts soumettent les faibles – ; il peut être intéressant d’envisager une société fondée sur le choix individuel, succeptible de séduire, y compris moralement, bon nombre de personnes.

Si j’envisage cette solution, c’est uniquement par pragmatisme ; elle est, à mon sens, la seule qui permettrait l’évolution des mentalités et favoriserait la transition vers un monde cynique.

2) Liberté
Cette société de choix serait fondée sur une liberté limitée par autrui. L’individu serait donc entièrement libre des choix qui ne concernent que lui, et plus encore, on ne pourrait intervenir dans les accords communs d’une association. Que l’homme désire se suicider, se promer nu, qu’une femme accepte d’être soumise à son mari (comme dans les moeurs du Proche Orient), qu’un couple homosexuel désire se marier, qu’un couple sado-maso se mutile, la loi n’a pas à légiférer ces choix – qui ne concernent personne d’autre que les interessés -.

Certaines personnes se plaisent à dire que le voile doit être interdit parce qu’il exprime un statut de la femme offensant. L’argument peut être très simplement retourné – si tant est qu’on refuse la supériorité de certaines valeurs sur d’autre (autrement dit qu’on accepte leur relativité) – : trouverait-on normal que les femmes voilées exigent le voile sous prétexte qu’une femme sans voile, symbolisant le désir et la perversion, est offensante ? Non – il en va de même pour la nudité -.

3) Autonomie
La difficulté est de s’assurer l’indépendance de la personne. On doit pouvoir être certain que ce choix ait été fait consciemment, en connaissant, en tout état de cause, les possibilités qui s’offrent à elle. Il ne s’agit pas de lutter contre une quelconque détermination sociale – sans quoi la lutte devrait être dirigée aussi bien vers la femme qui veut son indépendance, que celle qui la refuse -, il s’agit de fournir à l’individu, de par l’éducation, un éventail des possibilités qui lui sont offertes, ainsi que tous les outils intellectuels qui lui garantissent son autonomie et donc une relative autonomie de son choix.

4) Conclusion
Inspiré de Nozick, je défends la nécessité d’un état ultraminimal impersonnel, qui ne serait là que pour sauvegarder l’intégrité des personnes, et aider à ce que les associations et plus particulièrement leurs cessations se passent bien.

Voilà pourquoi, je pense qu’il faut instaurer une société de choix, condition de la transition vers un monde cynique.

L’éradication du mal … et du bien !

avril 11, 2007 par touki

Qui peut ne pas vouloir d’un monde sans mal ? C’est ici ce dont il est question, et tant pis si le bien disparaît aussi lors de l’éradication du mal ; puisqu’il n’existe que par complémentarité au bien, ce dernier est tout aussi responsable du mal que le mal.

Qui peut me prouver que le meurtre est un mal en soi ? A partir du moment ou il s’agit d’argumenter une position morale, le rétheur ne peut que faire appel à des arguments moraux – des valeurs -, pour justifier sa position. Son raisonnement doit se baser sur des valeurs morales, qui doivent par conséquent être admises par son auditoire (Perelman). Une question se pose alors : comment le rétheur doit-il s’y prendre pour défendre ses valeurs face à un auditoire qui ne reconnait aucun de ses présupposés moraux ? Il est impuissant, il ne peut rien démontrer.

Pour peu qu’on réflechisse à la fondation même de la morale, il est indubitable et inévitable que ses bases aient été choisies arbitrairement. Comment pourrait-on justifier une position morale hors de tout présupposé moral ? Ou, question plus essentielle encore, comment choisir des valeurs sans critères de choix de valeurs, sans pouvoir évaluer la valeur des valeurs ? Impossible !

Ainsi, la morale se fonde de façon arbitraire, probablement à partir d’un sentiment qu’éprouvent, en commun ou individuellement, certaines personnes.

La morale absolue – abattue en 15 lignes ^^ – laisse donc place a une pluralité d’interprétations, dont chacune dépendra de la valeur que nous choisirons pour évaluer les valeurs.

Ps.: La réflexion se prolonge par ici