Il s’agit ici de retracer la critique la plus pertinente à l’égard du socialisme, à savoir la critique nietzschéenne de la morale chrétienne – puisque les socialistes n’ont fait que réécrire sur des tablettes profanes les 10 commandements -.
On peut admettre que la religion chrétienne se fonde essentiellement autour des valeurs d’égalité, de liberté et de culpabilité.
1) Egalité
D’ou vient l’égalité ? Pourquoi vouloir l’égalité – que ce soit par le biais de l’impôt progressif, ou de la révolution – ?
L’homme faible, à l’opposé de l’homme fort, ne parvient pas à trouver dans les évènements qui l’affectent ce qui augmente sa puissance d’être, le faible est limité et se limite – en s’imposant une morale ascétique (tout au moins, contraignante) -. Incapable de trouver de quelle façon la pauvreté ou la maladie participent à sa puissance – la pauvreté pourrait, par exemple, être perçue comme l’accroissement de son autonomie et favoriser l’individuation spirituelle de l’individu (plutôt que superficielle) -, incapable de s’affirmer, de crier sa différence, de s’individuer ; sa volonté destructrice préfère nier la différence d’autrui et plus particulièrement réduire à néant les volontés créatrices des forts (autrement dit : égaliser).
Comme la plupart des valeurs, l’égalité est issue d’un sentiment … L’égalité, c’est avant tout de la jalousie.
Ce n’est que trop de bonté messieurs les altruistes, humanistes, socialistes, que de nous ôter ce qui vous est donné, mais dont vous êtes incapables de profiter – plus simplement dit “si moi je peux pas, toi tu peux pas, hein !” -.
Où réside la justice ? En quoi serait-il juste d’amputer le meilleur courreur de façon à ce qu’il courre aussi lentement que le moins bon ?
2) Liberté
A présent, tentons de comprendre comment les faibles ont-ils réusit à imposer cette limitation ?
Grâce à la liberté ! “ma liberté s’arrête à celle d’autrui” – comme dirait l’autre, plus on est flagrand, moins on est flagrand – : une liberté qui s’arrête … une liberté qui contient en elle-même sa limitation, encore fallait-il y penser.
3) Culpabilité
Mais ceci n’est pas le plus grave, cette liberté est encore plus limitative qu’on ne peut l’imaginer. L’homme libre – limité par autrui – n’est plus innocent, il est libre de choisir, il devrait donc assumer ses choix. Liberté serait synonyme de responsabilité, cette liberté responsabilise l’homme, l’empêche d’agir, lui interdit d’oublier et le culpabilise en lui façonnant une mauvaise conscience.
Comment un homme désigné coupable dès sa naissance pourrait-il approcher l’illimité ?
4) Conclusion
A cette définition de l’anti-liberté, je préfererai largement la définition que nous offre Camus à travers Caligula qui s’écrie : “la liberté s’exerce forcément aux dépens des autres”. Voilà une liberté sans limite, une liberté irresponsable, une liberté qui élargit l’éventail des possibilités de l’individu, en le déresponsabilisant, elle multiplie les expériences qui lui sont permis de vivre.
Puisque tout est absurde, vivons tout, à l’écoute de notre désir.
Merci messieurs les socialistes, l’égalité (la jalousie), la liberté (la culpabilité), très peu pour moi.
Au revoir.